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Elire le Président de la fin des rêves

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En Thérapie, la série qui a eu tant de succès, est repartie en saison 2, accessible en intégralité sur Arte.Tv …J’en ai déjà vu le quart, je suis un peu accroc à Dayan, le psy aussi « malade » que ses patients, qui se fait coacher par une Charlotte Gainsbourg, très crédible en analyste, pas trop bien dans sa tête non plus….Nous sommes tous un peu malades, même si certains le sont le plus que d’autres…Ah les blessures d’enfance, on ne s’en remets jamais, comme on le voit dans la série 2 plus sombre que la précédente, car elle flirte avec une terrible vérité, notre impuissance….Tel Cyrulnik le vrai psy, qui tente, sur les médias, sans nous convaincre, d’essayer de nous vendre de la résilience, ne pouvant s’empêcher de raconter ses origines ukrainiennes et les images de guerre qui le submergent, le ramenant à ses douleurs d’enfant, marqué à jamais par l’horreur…Sa résilience n’est rien de plus qu’une fuite, pour chercher à oublier un peu l’inoubliable, dont il ne fera jamais le deuil…

Qui soigne qui  et quoi ? Tous les matins, mon épouse, qui souffre d'un cancer, me pose la même question « Tu crois qu’ils m’ont soigné, ils ont stoppé l’évolution de ma tumeur, et encore, c’est même pas sûr, et ils m’ont détruit avec leurs traitements hyper agressifs, la belle affaire » et je lui fais le même type de réponse « ils t’ont permis d’être là, de partager avec moi quelques morilles fraîches que j’avais achetées au marché (c’est la saison) et un merveilleux baba de chez Lignac, tout en s’engueulant comme au bon vieux temps sur le rôle des consultants »

 

Moi non plus, aucun Dayan ne saura soigner mes douleurs d’enfance…je n’ai plus beaucoup de rêves, c’est ce qui fait la différence entre moi et un homme politique, je suis trop déchiré,, trop torturé, trop cynique, trop solitaire, pour entrainer les foules en brassant du vent, et c’est sûrement pour cela que je les trouve tous pathétiques …Macron, à l’Arena de la Défense fermée de partout samedi, que j’ai écouté en voiture, en allant chercher mes gâteaux à Paris : 30 000 gus qui hurlaient « Cinq ans de plus » dans la plus grande salle d’Europe trop grande pour le petit Manu, la créature d’une Brigitte perdue par ses mensonges, pour un ex Président affreusement pathétique, qui tente de faire croire que son bilan était super qu’il faut y retourner, tout comme Hidalgo, Arthaud, Zemmour, Mélenchon, et les autres jongleurs de mots, pathétiques, comme Pécresse, qui s’obstine en essayant de faire croire que la forme n’a aucune importance et puisqu’elle est une femme, tout peut changer ; pathétiques, comme des médecins de la Salpêtrière, qui ont tous un bout du diagnostic, qui te promettent de guérir, mais détruisent beaucoup pour soigner un peu…Seule, Marine, doit commencer à paniquer, en se disant qu’elle pourrait se retrouver à l’Elysée et qu’elle aurait peut être du rester tranquille avec ses chats, plutôt qu’à vouloir soigner ses blessures d’enfance, en fuyant dans la politique comme son putain de père…

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Même Poutine, je n’arrive pas à le détester, avec son regard de rat humilié, à la tête d’un pays sans espoir, où la moitié des hommes sont fous, incontrôlables et capables du pire, il me parait plus vrai…que l’illusionniste Biden, qui manipule autant qu’il est manipulé, ou que le clown Zelinky, qui ne me fait pas vibrer, en voulant se battre « avec courage » au nom de la liberté, pour un pays qui finira en ruine, entraînant toute l’Europe dans la plus grande crise depuis 45….Hé, le psy, tu les sens les pulsions de mort….

Tu penses que le type qui est en train de crever sur les bords du périphérique Porte Dauphine, dans sa tente Quechua ou le migrant désespéré, qui meurt de froid, dans sa cabane près de Calais, il vit mieux que s’il était à Moscou et plus libre que s’il était à Saint Petersbourg ?

J’ai beau être au chaud et manger des babas de chez Lignac, je me sens baladé comme une boule de flipper, qui rebondit de ressors en ressors, toujours plus vite, toujours plus fort, sans maîtriser grand chose….même si une partie claque de temps en temps, la bille finit toujours par tomber dans le trou…. Je me sens aussi zombi qu’un vieux hagard, qui déambule dans les ruines de Marioupol, en se demandant comme un gamin perdu au milieu de l’enfer, tel le petit Boris Cyrulnik rescapé un moment du vide de la mort « Mais qu’est ce que je fous là »

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Images : Presse russe et ukrainienne



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