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26/12/2014

Whiplash - le film

 

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Etre un musicien, un vrai, pas un intermittent, qui fait de la musiquette dans les maisons de retraite, n’est pas une promenade de jeune fille militant au NPA, touchant des indemnités, pour combler de très longs inter contrats....tel est le sujet de ce film, qui s'intéresse à la relation assez tordue entre un jeune batteur de jazz qui veut devenir un grand, et son mentor, un vieux renard intraitable, pas vraiment adepte de la pédagogie par le ludique et la découverte…comme dit Télérama, qui semble déconseiller Whiplash aux gentils en manque de tendresse, c’est comme si Sade enseignait dans un IUFM…encore qu’à mon avis, on n'irait pas très loin, tout le monde serait en grève dès les premières minutes du cours…et puis Sade n’a jamais cherché à élever qui que soit…finalement, c’est vraiment une comparaison à la con, à la Télérama, quoi, qui agrège intransigeance et perversité, compétition et manipulation mentale, participant ainsi activement à l'affaiblissement sémantique de notre belle langue…ce qui m’amuse, c’est de voir que la plupart des critiques de gauche aime ce film….c’est un peu comme quand les socialos font un triomphe à Lucchini lisant du Philippe Murray…la réaction des masses est complexe... ou alors très très bête, à force de baigner dans la régression collective qui touche notre pays….à moins que ce soit pour pouvoir mieux argumenter des critiques, afin de justifier une politique d'égalités des chances à la Belkacem...

Mais revenons à Whiplash…Pour faire du jazz de haut niveau, pour devenir un Charlie Parker, on sait qu’il faut s’accrocher, en vouloir, souffrir, tout sacrifier, ne pas hésiter à passer devant son voisin…alors quand on tombe sur un prof qui semble sorti tout droit d’une secte qui prônerait la dianétique, ça passe ou ça casse….

C’est violent verbalement et dans les images….j’aime bien globalement la manière dont  le film est écrit, j’aime assez les interprètes, par contre, je n’aime pas trop comment c’est filmé et puis, on nage un peu trop dans l’hémoglobine, du coup,  l'intention du réalisateur devient trouble, car en poussant trop vers les extrêmes, il ridiculise le propos, même si la fin prouve que peu importe les moyens, seul compte le résultat…car si tenir un solo de batterie demande de faire abstraction de ses cloques, on n’est peut être pas obligé de ramener toujours autant le sang et les larmes….la mise en scène est un peu lourde, de mon point de vue et je ne suis pas très sensible au traitement des couleurs pour faire thriller, afin d’en rajouter une couche dans le sado maso…

Donc, il manque un peu de plaisir, pas mal de finesse et de subtilité, enfin, un peu de musique qui nous ferait décoller de cet univers de performance, de rigidité et de semi folie…enfin, je conseille quand même Whiplash, cela nous change un peu des mièvreries humanistes niveau premier communiant…car si on avait un peu plus d’exigence dans ce pays, sans tomber dans les travers du film, on n’en serait peut être pas au point où on en est,  en se réveillant tous les matins, pour constater que nos services publics ont un bien faible retour sur investissement, au regard des ressources qui leurs sont attribuées …

19:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, cinéma; films

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