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Crise de pouvoir, crise de valeur

Le petit Nicolas qui s'agite au sommet de l'Etat et qui indispose bien du monde est très représentatif du modèle de manager très en vogue dans les entreprises, les grandes associations ou dans tous les partis politiques : hyperactif, de l'energie à revendre, le matin en reunion à Marseille et le soir dynamisant un diner à Lille, toujours pret à en bouffer, à l'humour souvent douteux, un brin méprisant jugeant les individus en un clin d'oeil à la couleur de leurs chaussettes, matuvu évidemment, etc... Comme ce genre de pingouin ne fait pas ça que pour la gloire, il est aussi souvent assez autocrate : agir, décider, donner des ordres sont pour lui une nécessité vitale.

Mais c'est que ce type de chef est aussi très représentatif des valeurs très à la mode depuis les années 90 en particulier : il faut maitriser, être maitre de son destin, acteur actif responsable, efficace, rapide, rassembleur autour d'un projet....

Et si les valeurs dominantes étaient en train de changer, comme l'a bien senti Ségolène Royal qui jette un pavé sur tous les sauteurs bling bling de gauche comme de droite dans son dernier bouquin ?

Notre génération soixantuitarde en a révé d'autre chose, d'une société plus anarchique, moins violente, plus épanouie..sauf qu'elle a échoué en gros jusqu'à présent, renvoyant au rencart l'utopie égalitaire...

Alors, comme on sait tous que la réalité n'est pas maitrisable, assistera  t-on tout doucement à la naissance d'une nouvelle société basée sur l'éphémère, l'incertitude, le renouvellement permanent, les associations courtes, des entreprises au cycle de vie hyper court, l'effondrement des mamouths au pouvoir centralisé ?

 

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