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29/10/2015

Varoufakis, encore et toujours

 

Varoufakis encore, Varoufakis toujours…je l’aime bien, parce qu’il est profondément Européen, qu’il est intelligent et qu’il cherche des solutions pour sortir du guêpier dans lequel nous sommes.

 Il a donné une conférence hier soir à Munich, qui a fait salle comble et Werner Sinn, un économiste allemand, n’a que des louanges à adresser au grec, qui a rappelé que 15 ministres sur 18  souhaitaient à l’époque où il était ministre, que la Grèce sorte de l’euro…Varoufakis pense que si quelqu’un doit sortir de l’euro, ce qui n’est pas sûr,  c’est l’Allemagne, parce que le pays est bien plus fort que les autres qui ne peuvent pas suivre, et qu’il serait plus facile à un pays fort de sortir qu’à un pays faible…

Evoquant la crise des réfugiés, il adresse ses compliments à Mme Merkel; dont il se dit fier Elle mérite des éloges et a agi comme nous devrions tous agir en Europe, reconnaissant que la Grèce est complètement défaillante "n'étant même pas capable de s'occuper de ses citoyens"..."ces peuples (l'Italie, la France peut être) ne peuvent pas aider les autres, vu qu'ils n'ont pas d'espoir pour eux mêmes"..

 Sur son blog, le grec donne son diagnostic…pour lui l’Europe n’est plus démocratique et fonctionne comme une courbe hysteresis (qu’on retrouve déclinée en théorie de jeux et en économie financière, à savoir que l’état est stable, quel que soient les décisions prises, on ne maitrise plus rien pour faire simple).

 Pour lui, l’avenir doit passer par la constitution d’un nouveau mouvement pan européen, qui n’est pas un agrégat de partis politiques, mais bien un mouvement  nouveau, vraiment européen, populaire et démocratique, faisant appel aux nouvelles technologies, où seraient abordées des questions qu’on n’ose plus aborder à Bruxelles, comme vouloir ou pas des migrants et comment s’y prendre ou comment générer de nouvelles entreprises, stabiliser les prix, limiter la concurrence entre pays, etc…

 De ce point de vue, il se sent assez proche des anglais (où il a enseigné longtemps), qui pour lui, ne rejettent pas l’Europe, mais rejettent l’Europe telle qu’elle fonctionne (ou plus). On ne peut plus exister avec simplement un cartel de fonctionnaires à Bruxelles, qui pensent faire la pluie et le beau temps.

 Varoufakis ajoute qu’il est bien conscient que tout cela n’est pas facile à mettre en place, mais pour lui, il est urgent de sortir des pensées nationalistes qui s’affrontent et se repassent le ballon en permanence…il sait que les gens l’écoutent parce que la Grèce n’est que le premier maillon d’une chaine prête à craquer…en bon grec, il cite Homère et son Odyssée, sa grande référence, fondatrice de notre civilisation,  où le voyage compte autant que la destination.

Enfin, interrogé à propos de ces indemnités (24 000 et 28 000 € facturés pour deux conférences), Varoufakis a reconnu qu'il avait besoin de faire vivre sa famille, que ses tarifs étaient définis par une Agence, son activité étant aujourd'hui faite d'engagement et occupée à faire le Tour de l'Europe pour monter une nouvelle offre démocratique aux citoyens.


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