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Doubles Vies d'Olivier Assayas, on s'emmerde....

DOUBLES-VIES-Photo-7-©Carole-Bethuel-1920x1080.jpg

Olivier Assayas est un fils de…Sans son papa, qui fut un grand scénariste de la belle époque (ah la RTF de Claude Barma) dans les années 50-60, pour laquelle il écrivit des séries et des films pour Clement, Delannoy, Emmer, Vadim, Autant Lara, Clair, Christian Jacques, La Patellière, tout le gratin du cinéma, quoahhhh….le petit Assayas ne serait peut être qu’un modeste critique pigiste à Télérama, obligé de faire des petits boulots pour payer son loyer au fin fond d’une banlieue.

Evidemment ça ouvre, surtout à l’époque où la concurrence était plus faible qu’aujourd’hui,  comme on le voyait dans « Après Mai », un film post soixantuitard, assez bobo sorti en 2012 (Olivier n’avait que 13 ans en 68, heureusement que ses copines lui ont raconté),.ne croyez pas que cela soit de la jalousie, encore que, si un peu, de l’aigreur surtout…Mais bon, je ne vais pas la jouer Gilets Jaunes et vieux con…Les inégalités sont les inégalités, être adulte, c’est faire avec.

Le problème, c’est que le petit Olivier fait toujours le même film, du bla bla entre potes de bonne famille mal dans sa peau, et des petites histoires de cul sans intérêt, pour oublier le temps qui passe….

Ce type n’est pas bête, il a quand même séduit la Gilberte de la « maman et la putain » d’Eustache, Maggie Cheung que j’aime beaucoup et qui malheureusement a un peu disparu des écrans français, et Mia Hansen-Love, qui est loin d’être une conne et sûrement plein d'autres.....Donc chapeau l’artiste…

Le problème, c’est qu’enfermé dans son petit monde germanopratin, Olivier n’a plus rien à dire, que des conneries banales pour un public pas trop exigeant, qui croit voir en lui un intello qui cause du numérique, sans visiblement y connaitre grand-chose (c’est très français)….

Bref, on s’emmerde dans ce film qui n’est ni intéressant en terme de bla bla sur le monde de l’édition (si c’est comme il le décrit, ce qui est tragiquement possible, on va vraiment sortir du marché international), ni décoiffant sur le chassé croisé sentimental, qui loin des questions de genre et de classes sociales, est une vision très ringarde de la chose…

Conclusion, cela ne vaut pas un clou, malgré la présence d’un Canet trop propre sur lui, de Binoche (mauvaise mine dans le film, elle devrait consulter), d’un Macaigne tellement macaigne que c’est chiant, d’un Gregory à la ramasse, et d’une bonne révélation malgré tout, Nora Hamzawi, qui donne un peu de vie au truc….

"Le plagiat humain, auquel il est le difficile d'échapper, pour les individus et meme pour les peuples, qui persévèrent dans leurs fautes et vont les aggravant, c'est le plagiat de soi-même."

Marcel Proust (Albertine disparue)

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