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Plus qu'un thriller "la conspiration du Caire" est un film engagé

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Il y a un peu plus de dix ans, Nanni Moretti tournait Habemus Papam, un scandale au Vatican avec un pape qui refusait de gouverner, face à un monde devenu trop compliqué...

On mesure à quel point on a changé d'époque en plongeant dans « La Conspiration du Caire », un thriller "engagé" au cœur de l’islam sunnite, à l'université Al-Azhar, jadis si prestigieuse (jugée aujourd'hui trop radicale par l'Occident), où comme dans le film de Nanni Moretti, il faut élire un nouveau chef religieux.

 

Entre manipulations politico-religieuses, sur fond de haine de l'Occident décadent et corrompu, et peur du Jugement Dernier, le film nous embarque dans les tortueuses luttes de pouvoir très humaines, pour le poste suprême, avec grands mouvements spectaculaires de caméra sur l'univers très masculin d'imams en conflits d'écoles musulmanes...

C'est brillant, bien écrit, même si cela fait parfois songer à « OSS 117, le Caire, nid d'espions », cela se conclut de manière très coranique, avec allusion aux débats entre héritiers à la mort du Prophète, car indiscutablement, le réalisateur Tarik Saleh (origine égyptienne, né en Europe) est croyant et affirme ses convictions...

malgré des maladresses, déstabilisant et remarquable, dépaysement garanti !

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