Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

euthanasie

  • Quelques heures de printemps

     

    SDC16132.JPG

    Un jour, tu n’en pourras plus….tu seras vieux, tous les jours un peu plus malade…le matin, tu auras mal en te levant, mal partout….c’est l’âge, t’auront dit les médecins, qui te diront qu’ils ne peuvent plus rien pour toi, compte tenu de ton niveau de vie…depuis longtemps, il n’y aura plus de Sécu….tes ressources seront nulles, l’Etat t’aura tout pris, ta maison sera lézardée de partout…on t’aura répété que c’est juste, que tu en as bien profité, avant, sous Mitterrand,  sous Chirac et encore un peu sous Sarkozy, alors il fallait laisser la place aux jeunes, que c’est pour une noble cause que tu auras payé, encore payé, toujours payé de plus en plus, avec une retraite de plus en plus réduite, de plus en plus ponctionnée, jusqu’à plus rien.

    Alors, tu décideras de te rendre dans une clinique, une clinique spéciale, une clinique dont on ne sort pas vivant…les socialistes avaient voté sous l’ère Hollande une loi, permettant de mourir dans la dignité, comme ils disaient, leur seule vraie réforme accomplie et leur plus belle victoire sociale du mandat de la gauche…bien sûr, un psychologue aura pris soin de te recevoir, de te faire réfléchir, avant de te faire signer le contrat….mais comme ton désespoir sera  trop grand, comme tu ne supporteras plus de voir la France dans un si piteux état, perdant mois après mois des places sur le plan international, avec un taux de chômage à plus de vingt pour cent, avec des gens qui seront prêts à tuer pour manger, toi qui n’osais plus sortir, qui n'auras  pas les moyens d'avoir une garde rapprochée, tu ramasseras tes dernières économies, tu boiras une dernière coupe de champagne que tu auras payé d’avance, en option dans le forfait «  suicide assisté » et accompagné par une aide soignante roumaine ou soudanaise, les seules pretes à faire ce boulot pour un salaire de misère, tu avaleras sans regretter une potion qui t’enverras dans les étoiles.