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La France aveugle

Promettre, un mal français, que tous nos politiques de droite comme de gauche ont utilisé. Néanmoins, si la gauche a beaucoup dénoncé la droite (avec juste raison, pour ses magouilles et son inaction dans de nombreux domaines), l’exercice a été beaucoup moins pratiqué avec succès par une droite (peu crédible) qui a du mal à convaincre un électorat englué dans des croyances. La prédominance gauchiste des intellectuels dans le pays, de la presse à la sociologie, en passant par la culture, et l’enseignement, crée une sorte de pensée unique, qui s’est installée durablement dans la réflexion collective.
Prenons le cas de l’Education et revenons sur les grandes réformes de la gauche et sur ses effets : 
- La gauche sous Mitterrand, par l’intermédiaire de Chevenement fixe comme objectif d’avoir 80 % de réussite au bac en 1984, ce qui est un énorme chantier, à priori un bel idéal, mais qui demande de gros moyens, en particulier si on veut demeurer qualitativement au niveau…et qui au final provoquera la crise des années 90 et la lente chute que l’on connaît toujours. En effet, la massification des recrutements de profs va modifier la composition du corps enseignant, perdant petit à petit son prestige avec un salaire de plus en plus faible, devenant de plus en plus syndiqué au point d’être un mammouth intouchable, avec des gens, compte tenu de la crise, qui choisissent à cette époque, le métier par opportunité et sécurité, sans véritable grande motivation. Il faut ajouter le pédagogisme, qui a envahi l’enseignement, produisant plus d’effets pervers que d’avantages, les programmes de plus en plus lourds, avec une sélection des élèves devenant de plus en plus laxiste, l’exigence scolaire en diminution, les problèmes de sécurité et de disciplines, la carte scolaire qui génère des ghettos culturels, le manque de culture informatique….bref, on aboutit à un enseignement en France très inégalitaire, où l’héritage familial dénoncé par Bourdieu dans les années 60, est plus que jamais présent (il faut y ajouter le corporatisme qui fait que les enfants d’enseignants deviennent les seuls vrais bénéficières du système) et un boulot de prof. qui n’attire plus personne… Quant au bilan qualitatif, voir les comparatifs avec l’étranger, où la France perd de plus en plus de terrain.
- La réforme Jospin, qui voulait créer de plus en plus d’universités pour « égaliser les chances » (les facs Jospin de 90-93), ont là encore manqué gravement de moyens et, compte tenu du saupoudrage financier (renforcé par l’aggravation de la crise économique), ont dégradé tout le système, avec des universités devenant de plus en plus des poubelles, avec des locaux, des bibliothèques, des outils dans un état lamentable. Nos facs sont aujourd’hui ouvertes à tout va, à toutes les idéologies, devenant pour des étrangers surtout issus d’Afrique, un lieu hautement politique, envahissant l’espace intellectuel pour le transformer en profondeur, sans inquiéter qui que soit. Pécresse a tenté de redresser la barre, avec un partenariat public privé, mais la gauche a à nouveau, tout effacé au nom, là encore, de l’égalité. Tragique…
Aujourd’hui, on constate, pour les plus lucides, avec impuissance…et nos politiques semblent bien démunis….Hollande ne fait plus que des promesses à toute petite dose, continuant néanmoins, à agir par clientélisme, et l’état économique général ne permet plus de réparer quoi que soit…C’est grave ….

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