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Interstellar - le film

Cela commence un peu longuement comme un film militant pour l'écologie : la planète est en danger, le réchauffement climatique menace de faire périr l'humanité de famine, et en particulier les pauvres américains, qui se retrouvent impuissants avec leur technologie et leurs grosses moissonneuses batteuses...on a même droit à une étonnante séquence à l'école du village, où les professeurs disent à un père ex pilote d'élite, qui rêve de voir ses enfants faire des études scientifiques, que l'on n'a plus besoin d'ingénieurs, mais de paysans et de bras...on se croirait presque en France.

On a droit aussi à une longue préparation psychologique du spectateur, avec le bon père de famille veuf qui élève courageusement ses enfants et qui va être prêt à se sacrifier pour eux et pour leur avenir...ça dégouline de bons sentiments sur l'amour, la transmission, les proches morts qui inondent toujours les vivants de leurs présences et protègent les pauvres terriens qui vivent l'enfer, avant de les rejoindre dans de paisibles paradis.

Donc après une bonne heure, nous voilà enfin en route dans un vaisseau spatial pour explorer d'autres galaxies, avec le pilote père de famille...alors là, changement de discours, on est en pleine sciences fiction, avec relativité du temps, 5ème dimension, mise en sommeil ultra prolongée des corps et catalogues de prouesses techniques en tous genres: merci la NASA et l'Amérique, où il y a toujours une bonne âme, qui désobéit parce qu'elle croit à ses idées et à son savoir, car la mission consiste à chercher une autre planète habitable pour transporter l'humanité dans un avenir meilleur.

Je passe sur les scènes où relativité oblige, les occupants du vaisseaux qui ne vieillissent pas, reçoivent de leurs enfants des messages de plus en plus alarmistes sur l'état de la Terre, des enfants qui deviennent plus vieux qu'eux, tout cela avec grands coups d'orgue pour faire spirituel.

Bref, c'est du Grand Guignol, un peu à l'ancienne, avec de bonnes vieilles maquettes, comme Spilberg ou Kubrick jadis, car plus de 3D (il semblerait d'ailleurs, qu'après avoir obligé les cinémas du monde entier à s'équiper grands frais, les ricains ne produisent pratiquement plus avec cette technologie). Pour moi, c'est bien moins bluffant que Gravity.

La fin après 2h50, est comme on pouvait le deviner après la préparation du début, sans suspense, avec quand même une traversées de trou de ver spectaculaire, avant un dénouement très longuement pseudo larmoyant et toujours très moraliste...
Finalement, c'est vrai que cela ne fait plus rêver l'Amérique !!!

 

 

 

 

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