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Noureev (Le corbeau blanc) au cinéma

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La plupart des critiques trouvent que ce film est académique ; c’est le risque quand on fait un biopic qui traite d’une trop longue période, où se mêlent l’enfance pauvre au milieu de paysans tatars, Saint Petersbourg (le Kirov, l'Ermitage) avec quelques scènes à Moscou et Paris, lorsque Noureev décide de passer à l’ouest.

Le réalisateur a beau expliquer que c’est du ternaire, c’est un peu lourd, car il faut faire passer beaucoup d’idées : l’autodétermination quasi obsessionnelle du danseur pour réussir, avec en contrepartie un caractère difficile, jugé froid, teinté de narcissisme, avec de nombreuses sautes d’humeur, la bisexualité avec quelques unes de ses idylles romanesques, le style artistique incomparable de la star, les relations ambigües avec le KGB, son appétit insatiable pour la culture pour rattraper le temps perdu dans l’enfance, le travail difficile de ballet, la vie parisienne (avec un clin d’œil à Saint Germain des Prés, dans les années 60, avec la présence de la chanteuse Juliette Armanet), l’âme tourmentée soviétique, etc…

Bref, il faut serrer les plans pour coller tout cela en deux heures.
Néanmoins, on doit reconnaitre, que le repas passe admirablement bien malgré les (trop) nombreux plats, qu’il se dégage beaucoup d’énergie de ce film.

La quête de la liberté est un thème cher aux anglo-saxons (enjoy), mais se libérer de ses chaînes affectives n'est pas aussi simple, d'après une bio que j'avais lue il y a longtemps, Noureev avait besoin de vieux démons pour calmer ses pulsions, après le décès de son compagnon en 1986, et sa fin de vie fut tragique, des moments qui ne font pas consensus (il est mort du sida) et qui ne sont pas abordés dans le film.

En tous  cas l'acteur, un danseur etoile ukrainien, qui joue son rôle est formidable et je recommande vivement ce "corbeau blanc"

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