Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/06/2014

Au pays de la quenelle et du couscous

Déconnecté…je suis déconnecté…je viens de passer une semaine en Province, j’ai eu l’impression horrible de me sentir immergé dans un territoire qui n’est plus le mien…étranger, je suis un étranger à mon propre pays…à moi, Camus…un pays qui semble arrêté, stoppé dans son évolution, au point que j’ai du aller respirer un peu d’air flamant pour me ré oxygéner…ayant passé ma vie à travailler sur des projets internationaux, de suis comme un expatrié qui n’arrive plus à revenir au pays...trop petit, trop étroit, trop franchouilard…
Si je regarde la télévision, si j’écoute la radio, si je lis la presse, et encore plus la presse locale, je sens une France repliée,appauvrie, refusant la mondialisation (Educ Nat a tout fait pour), rabâchant pour les plus intellos, (comme moi dans un autre registre probablement), toujours les mêmes idées, les mêmes arguments, le même catéchisme sur la laïcité, les valeurs de la république, l’intégration (lisez le dernier livre de Kepel, vous changerez peut être de disque) et toujours cette arrogance obligée, cette manie de justifier l’injustifiable genre Ivan Levaî, de vouloir croire en l’avenir sans rien vouloir changer, toujours cette pirouette journalistique qui consiste à vouloir faire croire que nos voisins européens pensent comme nous (à part ces salauds d’anglais, toujours stigmatisés, renvoyant le débat à des positions qui nous ramènent à l’ère Thatcher), alors que chaque pays doit interroger son Histoire propre ; face aux défis de la globalisation, et que tout doit au contraire, être re contextualisé..
Pourtant, il y aurait des raisons d’espérer, 20 à 30 % de gens sont conscients, travaillent sur de l’innovation, produisent des rapports et des analyses intelligents ou des cours qui tiennent la route, sont capables de prendre du recul, mais tout cela semble être enterré, noyé, broyé sous un flot socialo populiste, un flot de (per)Verts ou un flot de droite post coloniale, alimentant au final des extrêmes qui capitalisent des insatisfactions, risquant de déstabiliser complètement un système plus que fragile…il faut y croire pour vivre en France, pays de la quenelle et du couscous, qu’on semble avoir de plus en plus de mal à digérer…confusion des genres, peut être…

Les commentaires sont fermés.