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28/01/2015

Qaund la fiction est sous la réalité

J’ai commencé hier la lecture du dernier livre de Houellebecq…pour ce que j’ai déjà lu, à savoir la moitié, je trouve cela excellent, bien loin de ce que j’ai pu voir commenté ici ou là….mais il est insupportable à tolérer ce livre pour le pouvoir, vu qu’il dépeint avec une précision chirurgicale, en employant les vrais noms, l’aveuglement des principaux partis politiques (UMP-  PS) face à un pays tiré surtout par les lobbys et le clientélisme, le tout avec la complicité des médias (Pujadas y est décrit comme le type capable de surmonter les pires injures ou d'organiser les débats avec les candidats les plus délirants, avec un grand sourire, au nom de la démocratie et de son image de présentateur modèle. Les grandes chaines d'infos en continu cachent des émeutes, des attentats, des actes hyper violents pour ne pas inquiéter la population et faire progresser le FN).

L’éducation y est surtout passée au peigne fin, avec un peuple aspirant surtout à autre chose qu’une Education Nationale, perdue entre laxisme vis-à-vis des élèves, absence de résultats et une certaine forme de snobisme intellectuel, où des profs passionnés par un sujet s’enferment dans leur petite recherche perso pour fuir la réalité…le peuple paumé s’en remet alors au premier venu, sorti d’ailleurs, tenant un discours de rupture et promettant de réformer le système en profondeur…

Fiction fumeuse ou plutôt trop visionnaire ? Quand on voit comment certains députés PS français ou la presse, s’enflamment pour Syriza qui a déglingué le parti  socialiste officiel  en Grèce, alors que son jeune dirigeant Tsipras, politique habile et manipulateur de 40 ans, serait un ancien marxiste dur, tendance stalinienne (il s'allie avec la droite nationaliste et populiste, raciste et antisémite), on peut trembler et se dire que Houellebecq est encore bien en dessous de la réalité…

Mais bon, on ne voit souvent pas les choses les plus évidentes, vu que ça parait trop gros…j’ai passé ma vie dans l’éducation et les nouvelles technologies et je n’aurai jamais imaginé que la révolution numérique vue par la nouvelle génération, allait surtout tourner wargames et storytelling…le nouveau ministre des finances grecs Yanis Varoufakis (Professeur de Théorie Economique de 53 ans), rapporte qu’il a mis au point son argumentaire de refus de la dette en s’inspirant des jeux de stratégie en réseaux, où quand des joueurs sont en difficulté, ils se débarrassent de ce qui gêne (j'imagine la tête de Merkel)…idem pour cette tendance dangereuse de mon point de vue, qui consiste à transformer l’Histoire, l’Education,  en racontant des sortes de mini séries fictionnelles pour faire plus ludique, tout cela avec la bénédiction de l’Université, le tout financé par la publicité...

Sûr qu'il faut donner le pouvoir au peuple ?

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