Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

09/04/2015

Le Tsar et le bouffon

 

 

Greek-Prime-Minister-Alexis-Tsipras-Visits-Russia.jpg

Die Welt rapporte ce matin qu’en Russie, Poutine n’était pas si heureux que cela d’avoir hier à la Conférence de Presse, le petit Tsipras à ses côtés…le quotidien évoque « le mépris pour le chef du gouvernement d’un pays aussi endetté, au jeu trouble, qui ne porte même pas de cravate » qui se lisait sur le visage du russe, qui n’aime pas beaucoup les faibles qui risquent par leur comportement à double bande, de lui nuire. Réaffirmant que Moscou ne donnera pas d’aide aux grecs, le dirigeant russe en fin stratège, qui ne veut pas donner de billes à ses adversaires européens, a dit comprendre que la Grèce a été contrainte de voter des sanctions contre lui et s’est refusé à des accords commerciaux avec Athènes qui pourraient lui être reprochés sur le scène internationale, restant même laconique sur le projet d’extension de l’oléoduc du gaz russe par la Grèce…

 Le Frankfurter souligne de son côté l’intérêt d’une Union Européenne forte et unie…Merkel qui a jugée Tspipras depuis un certain temps, ne veut pas lâcher le morceau et semble jouer assez fin…notre Hollande à nous, avec les images d’un gigolo qui va voir sa poule un casque sur la tête, ne se montre pas trop dans cette affaire et je pense qu’il a bien raison, car Poutine le mâle dominant, doit ricaner au fond de lui-même du franchouillard court sur pattes qui se la pète en voulant donner des leçons, alors qu'il est plus proche des grecs que des allemands…c’est du théâtre tout cela, ne l’oublions pas…

L'agence russe Sputniknews, très contrôlée par le pouvoir russe, va même jusqu'à écrire, en citant Poutine hier dans son discours "Si le gouvernement grec lance des processus de privatisation dans l'économie, nous sommes prêts à y prendre part. Nous espérons que les entreprises russes ne seront pas placées dans des conditions moins favorables que les autres participants à ce processus", lis à travers les lignes, vieux...

 Eh oui, visiblement, on n’est plus à l’époque des grandes idéologies, la Russie de Poutine n’est pas l’URSS et Tsipras, qui veut construire des ponts avec Moscou et essaie lui aussi de produire de jolis textes grandiloquents, ne l’a peut être pas bien perçu, comme semble le souligner le journal grec ekathimerini, qui évoque aussi la mauvaise ambiance dans les couloirs du Kremlin …l’extrême gauche doit revoir sa copie…la leçon est intéressante pour ceux qui espèrent  le Grand Soir, genre Mélenchon ou la Grande Blonde... un grand soir pourquoi pas après tout, mais pas avec des pingouins et des guignols…

 

Les commentaires sont fermés.